compte-titres ordinaire
cto : accédez à l'ensemble des marchés financiers
Le compte-titres ordinaire est une enveloppe qui permet d'acheter, de détenir et de vendre des valeurs mobilières : actions françaises et étrangères, obligations, ETF, OPCVM, produits structurés ou encore titres non cotés. C'est l'enveloppe boursière la plus souple : aucun plafond de versement, aucune contrainte de durée, des retraits libres à tout moment.
Sa contrepartie est fiscale. Contrairement au PEA ou à l'assurance-vie, le CTO ne bénéficie d'aucun avantage lié à la durée de détention : les gains sont imposés au fur et à mesure, dès qu'ils sont réalisés ou perçus. En échange, il ouvre un univers d'investissement que les enveloppes réglementées ne peuvent pas offrir — et reste accessible aux personnes morales, ce qui en fait un outil pertinent pour les dirigeants.
CTO, PEA ou assurance-vie : quelle enveloppe choisir ?
Le CTO ne remplace pas le PEA ni l'assurance-vie : il les complète. La bonne question n'est pas "laquelle paie le moins d'impôt ?" mais "laquelle correspond à mon objectif, mon horizon et les actifs que je veux détenir ?". Voici l'essentiel :
Platon vous ouvre l'accès à des opérations immobilières à forte valeur ajoutée, habituellement réservées aux investisseurs institutionnels et aux grands patrimoines.
Tenue de compte
0,70 % max
/ an
Passage d'ordre
opcvm
0,20 %
Min 1 € — Max 50 €
Les gains d'un CTO — plus-values de cession, dividendes et intérêts — sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax. Depuis le 1er janvier 2026, son taux global est de 31,4 %, soit 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Vous pouvez opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Cette option est globale — elle s'applique à l'ensemble de vos revenus mobiliers de l'année — et ouvre l'accès à l'abattement de 40 % sur les dividendes ainsi qu'à la déduction partielle de la CSG. Elle est surtout intéressante si votre tranche marginale est faible. Au-delà de 30 % de TMI, le PFU reste le plus souvent le régime le plus avantageux.
Deux mécanismes d'optimisation méritent attention : l'imputation des moins-values, reportables dix ans sur vos plus-values futures, et la dispense d'acompte sur dividendes et intérêts, ouverte sous conditions de revenu fiscal de référence. C'est le type d'arbitrage que nous chiffrons avec vous, à l'échelle de l'ensemble de votre patrimoine.
En savoir plus sur le compte-titres
quelle différence entre un CTO et un PEA ?
Le PEA est plafonné à 150 000 €, limité aux actions européennes, et exonère d'impôt sur le revenu après cinq ans. Le CTO n'a aucun plafond, donne accès à tous les marchés mondiaux et à tous les instruments, mais ses gains sont imposés chaque année au PFU de 31,4 %. Le PEA optimise la fiscalité sur le long terme ; le CTO offre la liberté d'investissement. Les deux sont complémentaires.
peut-on avoir plusieurs comptes-titres ?
Oui, sans aucune limite, y compris chez plusieurs établissements. Cela permet d'arbitrer entre courtiers selon les frais, l'ergonomie ou la spécialisation (marchés américains, titres non cotés, gestion conseillée). Chaque teneur de compte vous adresse alors son imprimé fiscal unique.
une société peut-elle ouvrir un compte-titres ?
Oui. Contrairement au PEA, réservé aux personnes physiques, le CTO peut être détenu par une personne morale. Sa fiscalité relève alors de l'impôt sur les sociétés, non du PFU. C'est une solution de placement de trésorerie de long terme pour les dirigeants, que nous étudions au regard de votre situation.
quelle est la fiscalité des plus-values sur un CTO ?
Elles sont soumises par défaut au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), après imputation des moins-values éventuelles. Vous pouvez opter pour le barème progressif si votre situation le justifie. L'imposition n'intervient qu'à la vente : tant que vous ne cédez pas un titre, aucun impôt n'est dû sur la plus-value latente.
comment sont imposés les dividendes ?
Au même PFU de 31,4 %, prélevé à la source par votre teneur de compte au moment du versement. En optant pour le barème progressif, les dividendes bénéficient d'un abattement de 40 %, mais ce choix s'applique alors à l'ensemble de vos revenus mobiliers de l'année.
que devient un CTO en cas de décès ?
Le compte-titres entre dans la succession selon les règles civiles classiques. Les héritiers reçoivent les titres à leur valeur du jour du décès, qui devient leur nouveau prix d'acquisition : le décès purge ainsi la plus-value latente. À la différence de l'assurance-vie, le CTO ne bénéficie d'aucun cadre successoral dérogatoire — un point à intégrer dans votre stratégie de transmission.


